[GEOculture] Les zombis... une réalité?

6 janvier 2008 10:45 | Intéressé | 0 commentaire

 

Certains afficheront un sourire sceptique voire même moqueur en lisant le titre de cet article, me prendront pour un fou sorti tout droit d'un asile.
Pourtant, une fois que vous l'aurez lu, votre vision du monde aura considérablement changé... ce n'est pas pour rien si cet article est en mode GEOnature.

Tout d'abord, qu'entendez-vous par le terme zombi?
La vision de la société actuelle est déformée par les zombis tirés du fantastique. Entendez par cela un cadavre en décomposition ou salement amoché (mais de toute façon en décomposition) n'ayant aucun esprit, seulement guidé par une envie de nourriture à base de viande humaine, poussant des grognements et gémissements. De tels être sont mis en évidence dans des films comme "La nuit des morts-vivants, 28 Jours plus tard, Dawn of the Dead, Resident Evil et j'en passe!

Est-ce là votre vision de la chose?
Si oui, alors préparez-vous au choc...

Tout d'abord, je vous explique ce qu'est le "vaudou". Le vaudou est le fondement culturel des peuples qui sont issus par migrations successives de Tado au Togo, les Adja (dont les fons, les Gouns, les Ewe... et dans une certaine mesure les Yoruba ...) peuples qui constituent un élément important des populations au sud des États du Golfe du Bénin (Bénin, Togo, Ghana, Nigéria...).

Vaudou (que l'on prononce vodoun) est l'adaptation par le Fon d'un mot Yoruba signifiant « dieu ». Le vaudou désigne donc l'ensemble des dieux ou des forces invisibles dont les hommes essaient de se concilier la puissance ou la bienveillance. Il est l'affirmation d'un monde surnaturel, mais aussi l'ensemble des procédures permettant d'entrer en relation avec celui-ci. Le vaudou correspond au culte yoruba des Orishas.
Il consiste en de nombreux et très variés rituels portant la plupart du temps sur la magie de l'esprit. La magie vaudou est pratiquée par des sorciers, les "hougans". Ceux-ci sont craints et très respectés dans les sociétés encore imprégnées par le vaudou.

A quoi aura servi cette petite introduction sur le vaudou? Car c'est là que réside le mystère des zombis!
C'est dans le vaudou haïtien (de Haïti) que ce phénomène fut le plus remarqué...

 

Il arrive encore souvent aujourd'hui de croiser dans les rues des personnes au regard vitreux, l'air complétement hébétés, incapables de parler, dépourvus du moindre réflexe. Il s'agirait en fait du fruit d'une drogue, sous forme de poudre ou liquide, agissant au contact de la peau de la victime. Selon les recherches menées par le Docteur Wade Davis de l’Université de Harvard, sa composition se rapprocherait de celle ci:

Deux lézards morts
Des carcasses de crapaud venimeux
De la poudre d’ossement humain
Un ver polychète
De la saponine
De la tétrodotoxine

La saponine se trouve dans certaines plantes, elle a la capacité de diminuer le rythme respiratoire.
La tétrodotoxine se trouve dans les poissons globes, elle cause une immobilité totale du corps en figeant les organes vitaux, plongeant le corps entre la vie et la mort.

Cette drogue donnerait à la victime toute l'apparence d'un mort par un arrêt complet APPARENT des fonctions vitales, tandis que le sujet resterait conscient et continuerait d'entendre ce qui se passe autour de lui.
Ainsi la victime est diagnostiquée comme étant morte et est enterrée vivante, consciente de ce qu'il se passe autour d'elle par l'ouïe mais incapable de la moindre manifestation...
C'est après cela que la victime est déterrée et "ranimée" à l'aide d'une potion spéciale (sur laquelle je n'ai malheureusement pas pu trouver d'informations, j'en suis désolé). Le poison intensifie subtilement la terreur de sa victime persuadée du pouvoir de son tortionnaire. Elle se retrouve alors sous l'emprise totale de la volonté de ses tortionnaires, obéissant à tout ordre, droguée jour après jour pour être conservée dans cet état de zombi.
Le remède? La victime doit soit être sevrée de la drogue journalière ou alors manger du sel... dont l'effet libérateur serait immédiat.
Ces pratiques furent et sont encore utilisées en secret pour l'obtention de main-d'oeuvre pour travailler dans des mines et autres secteurs.

Des témoins affirment avoir été zombifiés et en avoir été sauvé. Parmi eux, le témoignage le plus troublant sur ces faits fut celui de Clairvius Narcisse. Celui-ci serait décédé le 2 mai 1962 suite à une maladie à l'hôpital Deschapelles à Haïti puis enterré le lendemain dans un village près d'Esther. Il "refit surface" bel et bien vivant en 1980. Il raconte qu'après avoir été frotté par une « poudre de zombi », il a assisté impuissant à son propre enterrement, déclarant pouvoir voir et entendre mais ni parler, ni ressentir. Après son enterrement, on le déterra puis on le força à travailler en tant qu'esclave dans une plantation avec d'autres zombis. Afin de garder leurs esclaves, les exploitants les droguaient afin de les conserver dans cet état de « mort-vivant ». Clairvius Narcisse devrait sa reprise de conscience 2 ans plus tard à un surveillant qui aurait oublié de lui donner sa dose de drogue journalière. Le Docteur Duvon, directeur du centre psychiatrique de Port-au-Prince aurait enquêté en 1981 et confirmé que Clairvius Narcisse est bien celui qu'il prétend être...

Quoi qu'il en soit, ces pratiques ont marqué ces civilisation au point que souvent encore, les défunts enterrés sont décapités avant d'être ensevelis...

Sources:
- Wikipédia
- http://www.dinosoria.com
- http://www.rituel-fr.com


 

 

Historique de l'étude des profondeurs:

Le domaine profond qui s'étend de la base du talus continental jusqu'aux plus grandes profondeurs recouvre près de 307 millions de kilomètres carré, soit 80% de la superficie des fonds marins et près de 65% de la surface du globe. Il constitue, dans l'ensemble un milieu peu favorable au développement de la vie car les conditions extrêmes qui le caractérisent (pression hydrostatiques élevée, température constante et inférieures à 4°C, obscurité totale interdisant tout mécanisme de production photosynthétique, apports nutritifs limités à des déchets voire des cadavres, provenant de la zone de production en surface des océans et des continents), limitent considérablement le développement des êtres vivants. Or d'après des évaluations récentes c'est dans les sédiments océaniques profonds que la diversité spécifique est l'une des plus élevées. De plus, le paradigme d'une uniformité des conditions de vie a fortement évolué après la découverte des écosystèmes originaux basés sur la chimiosynthèse et associés aux sources hydrothermales sur les axes des dorsales et aux sources de fluides froids dans les zones de marges.


L'existence de faune marine au delà des zones éclairées est restée longtemps une énigme. La théorie d'Edward Forbes émise en 1848, démontrant que la faune se raréfiait de manière linéaire et qu'au delà de 600m il ne devrait plus y avoir d'organismes vivants, a perduré jusqu'aux premières grandes campagnes océanographiques. C'est pourtant en 1861, à l'occasion du relevage d'un câble télégraphique sous-marin endommagé, que le zoologiste français Milne Edwards annonça la découverte d'organismes fixés (madréporaires et vers annélides polychètes) qui s'étaient nécessairement développés à la profondeur du câble, par 1860m de profondeur. Passèrent également relativement inaperçue la découverte près des îles Lofoten, par 550m de profondeur, de divers animaux invertébrés et en particulier les premiers représentants des crinoïdes pédonculés (lys de mer) connus alors uniquement à l'état fossile.

Lys de mer à l'état fossile

Lys de mer

La première campagne océanographique effectuée en 1868 sous l'impulsion de Sir Thomson à bord du navire Porcupine réalisa, malgré l'absence de treuils à vapeur, de nombreux prélèvements et mesures jusqu'à 4456m de profondeur. Elle apporta le premier témoignage de l'existence d'une faune profonde riche et variée. Quelques années plus tard, durant la célèbre circumnavigation du voilier anglais Her Majesty Ship Challenger, de 1872 à 1876, une exploration de grande envergure des grand fonds avec près de 400 dragages permit de réunir l'une des plus grandes contributions à la connaissance zoologique des espèces abyssales et de proposer l'existence d'une distribution des espèces étagée selon un gradient bathymétrique jusqu'à 5500m de profondeur. La France, pris le relais des anglais en organisant l'exploration du golfe de Gascogne jusqu'aux Canaries à partir de 4 voyages des navires de la Marine Nationale le Travailleur et le Talisman, de 1880 à 1883. Perrier écrit en 1899: "Les conditions spéciales dans lesquelles vivent les animaux des régions abyssales de la mer sont très nettement empreintes sur leur organisme. Quelques années plus tard, le jeune Albert 1er, prince de Monaco, mit à la disposition des scientifiques français deux navires, l'Hirondelle et la Princesse Alice. Ce merveilleux voilier, équipé de treuil à vapeur, de machine à sonder, de laboratoires, d'un réfrigérateur, permit de chaluter par plus de 6000m de profondeur et de capturer pour la première fois, au moyen de nasses et d'appât, des crustacés nageurs (Amphipodes). Cet important programme d'exploration se traduisit notamment par une moisson d'espèces nouvelles décrites dans les ouvrages remarquablement illustrés de dessins d'une qualité exceptionnelle qui sont des documents de base consultés encore aujourd'hui comme référence dans les travaux de zoologie.
En 1977, lors de la campagne océanographique CYAMEX, des géologues étudiant l'expansion de la dorsale au centre des Galapagos découvrent des sources chaudes jaillissant des fissures de la croute océanique basaltique à une profondeur de 2600m. néanmoins ce qui retient en premier lieu leur attention est la faune exubérante installée à proximité immédiate de ces sources. Ceci a pour conséquence une nouvelle campagne de recherche baptisée RISE qui révèle en 1979 l'existence des "black smoker" ou en français les Fumeurs Noirs.

Tel était le nom donné à ces édifices par les scientifiques participant à cette expédition, en raison de ces étranges fumées noires qui s'échappaient de ces structures. Par la suite on découvrira de nombreux sites hydrothermaux semblables dans tous les océans du monde.
Viendra alors la question "essentielle" à l'esprit des chercheurs : "COMMENT CA MARCHE?"

Ceci sera élucidé dans la partie 2!

En attendant, petite anecdote: La fosse des Mariannes est la fosse sous-marine la plus profonde actuellement connue, et l'endroit le plus profond de la croûte terrestre. Elle est située dans la partie nord-ouest de l'océan Pacifique, à l'est des Îles Mariannes aux coordonnées 11°21′N 142°12′E / 11.35, 142.2, à proximité de l'île de Guam.

Le point le plus bas se situe selon les relevés entre un peu moins de 11 500 mètres et un peu plus de 11 000 mètres de profondeur. La pression à ces profondeurs est estimée à 1 086 bars, soit plus de 1 000 fois la pression existante au niveau de la mer. C'est le 23 janvier 1960, à bord du bathyscaphe Trieste, que le Suisse Jacques Piccard, fils d' Auguste Piccard l'inventeur du bathyscaphe et le lieutenant américain de l'U.S.

Navy Don Walsh, touchèrent le fond de la fosse à 13h06, après une descente de 4 heures 30 minutes. À cette profondeur, où la pression est extrême, les deux hommes sont surpris de voir, au milieu du cercle de lumière dessiné par leurs projecteurs, un véritable poisson abyssal ressemblant à une sole d'environ 30 centimètres, ainsi que des crevettes.
Comme quoi la vie trouve toujours son chemin!

Sources:
- http://www.ifremer.fr
- Wikipédia
- Travail personnel de 2005