Le kraken est une créature fantastique issue des légendes scandinaves médiévales.



Il s'agit d'un monstre de très grande taille et doté de nombreux tentacules. Dans ses rencontres avec l'homme, il est réputé capable de se saisir de la coque d'un navire pour le faire chavirer, faisant ainsi couler ses marins, qui sont parfois dévorés.
La première mention nominale du kraken se trouve dans l’oeuvre d’un voyageur italien. Francesco Negri (1623-1698), prêtre de Ravenne, avait dévoré la première somme publiée sur les pays nordiques, l’Histoire des peuples septentrionaux (1555), de l’évêque suédois Olaus Magnus. Désireux de compléter cet ouvrage clé, Negri visita la Scandinavie entre 1663 et 1665. De retour au pays, notre aventurier du savoir entreprit la rédaction de ses notes de voyage. Hélas, il mourut avant que son oeuvre, Voyage septentrional, ne soit publiée en 1701. Dans les chapitres consacrés à la Norvège, l’Italien apporte sa contribution aux données rassemblées par Olaus Magnus sur le serpent de mer. Dans la province de Trondheim, ses informateurs lui décrivent un autre monstre marin : « On nomme sciu-crak un poisson démesuré, de figure plate et ronde, pourvu de nombreuses cornes ou bras à ses extrémités ; au moyen de ces cornes, dressées de toutes parts, il enserre les petits esquifs des pêcheurs et tente de les submerger. » D’après Negri, le sciu-crak n’émerge que durant le solstice d’été et par calme plat. Il monte des profondeurs, lentement et « le dos en haut ». Quand la sonde révèle aux pêcheurs la présence de hauts fonds anormaux, ceux-ci comprennent que le monstre remonte vers la surface. Les équipages s’éloignent alors en toute hâte. Certains prêtent à ce "poisson" les dimensions d’une baleine.


Mais que faire quand la légende rejoint la réalité?
En 1861, l’aviso français Alecton rencontra au large de Ténériffe un calmar de 5 mètres... Quelques années après l’affaire de l’Alecton, les échouages de calmars géants sur les côtes de Terre-Neuve favorisèrent l’assimilation quasi générale du kraken à un calmar de vastes dimensions. Admis par l’institution scientifique sous le nom d’Architeuthis, le grand céphalopode prenait place dans l’imaginaire moderne.
Les années passant, le phénomène se répéta...



En septembre 2005, une équipe de scientifiques japonais eurent la surprise de leur vie: ils purent photographier un Architeuthis vivant dans son environnement naturel:



Vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=owMfEqcK3jQ

Plus récemment, le 22 février 2007, des pêcheurs néo-zélandais ont capturé un calmar géant de 450 kg au large de l’Antarctique. Ses tentacules ont la largeur de pneus de tracteur. Ce calmar ne fait pas partie du genre Architeuthis. L'espèce Mesonychoteuthis hamilton est réputée pour son corps massif. La photo ci-dessous confirme cette hypothèse.



Si tout ceci confirme largement l'existence du kraken, jusqu'ici aucun n'a pu être découvert tel que décrit dans certaines légendes.
Cependant, les hypothèses restent en place grâce aux cachalots.
Ceux-ci, très friands de calmars, n'hésitent pas à s'attaquer à de gros spécimens. En témoignent les becs de calmars retrouvés dans l'estomac de nombreux cachalots... on peut s'imaginer facilement certains combats titanesques.
Peu de gens ont pu observer en surface un tel combat. En 1887, le Prince Albert Ier de Monaco fut témoin de cet incroyable spectacle.
Alors qu’il faisait route vers les Açores, en plein Atlantique, des projections d’eau attirèrent les marins.
Ils virent un être colossal dont la tête et le corps se dressaient au-dessus de l’eau. Mais, le voilier ne put arriver à temps. Ils ne trouvèrent plus qu’une tête coupée de calmar.

En 1898, des baleiniers purent assister à un autre combat.

« Un énorme cachalot livrait une lutte à mort à un gigantesque calmar, presque aussi gros que lui. Les tentacules l’enlaçaient. Le cachalot avait saisi entre ses mâchoires le tronc du mollusque et essayait de le scier en deux. Les yeux immenses du calmar se détachaient sur la peau livide de la tête.
Les alentours grouillaient de requins qui attendaient l’issue du combat »

(Extrait de La croisière du cachalot de Franck Bullen)

Ces combats acharnés laissent bien entendu des traces...
On a retrouvé des cicatrices aussi grosses qu’une soupière. Si on applique une règle de proportionnalité, cela voudrait dire que certains spécimens mesurent entre 45 et 50 m de long !
C’est en tout cas l’avis du Professeur Frederick Aldrich, l’un des meilleurs spécialistes du genre Architeuthis.

La plus grosse cicatrice circulaire trouvée sur la peau d’un cachalot mesurait 45 cm de diamètre. Pour certains, le calmar devait approcher les 66 m.
Difficile d’imaginer un tel monstre !


Possible prédateur pour l'homme? Jusqu'ici, deux attaques de calmars sr un homme ont été référencées...
L’une s’est déroulée en mars 1941 alors que le Britannia venait d’être coulé par un sous-marin allemand.
Cette tragédie s’est passée en plein Atlantique tropical. A tour de rôle les rescapés montaient sur un petit radeau car six personnes pouvaient y monter en même temps.
Les autres se relayaient dans l’eau. Quelque chose de souple et de glacé vint s’enrouler autour de la jambe de l’un des naufragés entraînant des souffrances atroces.
La bête lâcha prise aussi rapidement qu’elle avait attaqué. L’officier en fut quitte pour de vilaines blessures cutanées. Celles –ci furent examinées et les experts conclurent à une attaque de calmar.
La nuit précédente, un soldat avait été arraché du radeau comme un fétu de paille par un « monstre » inconnu qui l’avait entraîné dans les profondeurs.

L’autre s’est produite en 1992 alors que l’opérateur sous-marin Howard Hall et son assistant avaient décidé de plonger pour filmer les calmars géants sur la côte Pacifique du Mexique. Heureusement, aucun mort ne fut à déplorer.

Nul ne sait combien d’attaques se sont réellement produites.

Malgré toute notre technologie, nous ne savons que bien peu de choses sur les calmars géants qui hantent les profondeurs. Par contre, avec la miniaturisation des caméras, peut-être qu’un jour nous pourrons fixer un équipement spécialisé sur la tête d’un cachalot.
Aujourd’hui, nous n’avons plus besoin de tuer ces superbes prédateurs pour étudier les calmars.
Je vous laisse imaginer la lutte entre ces deux titans que nous pourrions vivre en direct.


Comme quoi les profondeurs des océans sont encore loin de nous avoir révélé tous leurs secrets!


Sources:
- Wikipédia
- http://enugmis.wordpress.com
- http://www.dinosoria.com/


 

Les énergies renouvelables: introduction

Bonjour à tous et à toutes! Soyez les bienvenus sur la nouvelle série d'article sur... les énergies renouvelables! Ceci est le premier article d'une série de 9 articles qui paraîtront ici même. Chaque article abordera (mis à part celui-ci) une forme d'énergie renouvelable en expliquant son principe, ses avantages, ses inconvénients et ses perspectives d'avenir.


Les énergies renouvelables préservent les ressources naturelles et sont neutres pour l'environnement. C'est sans doute là ce qu'il y a de plus court et explicite pour les définir.
Ces énergies se trouvent en quantité suffisante sur la terre pour couvrir notre consommation énergétique mais les moyens de captage nécessitent de la place et sont encore, pour la plupart, relativement onéreux. Malgré les progrès technologiques continus, la part globale des énergies renouvelables n'augmente que très lentement. On constate, aujourd'hui, une prise de conscience croissante en faveur de ce type d'énergies.


Mais sera-t-on assez rapide pour changer notre mode de vie?
Les réserves de pétrole mondiales arriveront à leur terme dans moins de 40 ans! Imaginez-vous l'ampleur de la crise qui en découlerait? Les conséquences seraient catastrophiques pour notre société!
Imaginez... plus de bitume pour réparer les routes, la fin du plastique traditionnel et évidemment, plus d'essence pour les véhicules.
La liste des produits désormais inaccessibles est encore très longue!


Quelles sont les énergies renouvelables?
Eh bien les éoliennes transforment l'énergie du vent; les centrales hydrauliques, celle de l'eau de l'eau; l'architecture bioclimatique, les capteurs thermiques, les cellules photovoltaïques utilisent l'énergie du soleil; la biomasse, la biométhanisation, la gazéification, les biocarburants se servent du bois et de certains résidus organiques; la géothermie de la chaleur de la terre; certaines turbines utilisent même l'énergie des vagues ou des marées.


Pour ce qui est de l'application personnelle, vous connaissez tous le problème... les énergies renouvelables sont onéreuses! Les primes accordées sont encore trop basses que pour dire que cela devienne réellement intéressant.


Qu'en est-il statistiquement?
Voici une petite évolution de la part des différentes énergies renouvelables en:


- 1999 :



- 2003 :





Et vous, chers GEOnautes, que pensez-vous du concept des énergies renouvelables?
Comment voyez-vous l'avenir avec cette crise pétrolière?

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